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Biographie de Abdellah Arbaoui (28/12/1931 - 25/09/2001)

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Photo de Abdellah Arbaoui

Il est né à Tiaret, dans une famille qui s'y était fixé, aprés avoir été chassé de ses terres de Sebgag (Aflou) prés de Oued Touil (Chlef). Exclu très tôt du système scolaire, qui était dispensé alors aux «indigènes », il se lance dans une formation autodidactique qui lui permet d'obtenir le certificat d'études primaire.

Parallèlement il milite au sein du mouvement scout musulman algérien (SMA) qui a constitué la pépinière des futurs cadres de l'ALN qui choisiront la voie de la lutte armée pour libérer le pays du joug colonial.

Il se présente au concours d'entrée de l'Ecole Militaire de Cherchell où il est brillamment admis. Sorti major de sa promotion, il choisit les Tabors marocains.

Envoyé au Vietnam, il profitera de ce séjour, comme la plupart des militaires maghrébins, pour acquérir et perfectionner leurs connaissances et leurs expériences en matière de guerre révolutionnaire populaire, qu'ils mettront plus tard au service de leurs armées de libération respectives.

Devenu chef de section, il sera remarqué par le Général Vannuxen qui le prend dans son Etat-major. En 1955 ses sympathies envers le peuple vietnamien en lutte et ses prises de position politiques en sa faveur, attireront  l'attention des services de sécurité militaire coloniaux qui finiront par l'arrêter et le transférer enchaîné et sous bonne escorte à Kenitra (Maroc) où il devait comparaître devant un tribunal militaire.

Profitant de l'appui de la résistance marocaine, il réussira à déserter avec armes et bagages, en compagnie d'éléments du régiment de Tirailleurs algériens cantonné dans la même caserne. Affecté au Rif, il prendra part à diverses opérations dont celle de Tizi Ouzli qui fut la plus meurtrière pour les troupes coloniales.

Reversé à l'ALN algérienne, et affecté à la zone 5 de la wilaya 5, il introduit les méthodes expérimentées en Extrême-Orient, ce qui a entraîné un bond technique militaire considérable.

Ce travail stratégique et technique ne l'empêche pas de faire des coups de main individuels. Au cours de l'un d'eux, il a réussi à lui tout seul à faire prisonnier six soldats ennemis. A la suite de ces succès il sera muté à la Zone 2 de la Wilaya 5 où il appliquera les mêmes méthodes avec les mêmes succès dans des batailles décisives.

En 1957, l'Etat-major de la Wilaya 5 décide de créer l'Ecole des Cadres de l'ALN et lui en confie la direction. La première promotion sera baptisé du nom du premier responsable de la Wilaya 5, Larbi Ben M'hidi. Sa composante humaine constituera une grande partie des bâtisseurs des structures, d'abord du  ministère des armements et des liaisons générales MALG puis de l'Etat algérien indépendant.

En 1958, il est envoyé en URSS pour entreprendre des Etudes universitaires. Il choisit le génie rural, option hydraulique.


En 1966, du retour au pays, il créa la direction du génie rural au Ministère de l'Agriculture et la Réforme Agraire où il aide à introduire un esprit nouveau et à faire prendre conscience de l'importance de ce secteur dans le développement général. Cette démarche aboutira à la création d'un Secrétariat d'Etat à l'Hydraulique dont il se vise confier la responsabilité de 1971 à 1977.