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el watan - Alger : Traduction audiovisuelle : Les méthodes de recherche en débat

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L’Institut de traduction de l’université d’Alger 2 a accueilli, la semaine passée, la première conférence internationale sur «les méthodes de recherches dans la traduction audiovisuelle».

Les organisateurs de cette rencontre ont concocté un programme riche en conférences au profit des étudiants et des ateliers à l’adresse des enseignants. Cet événement a connu la participation d’experts algériens et étrangers dans le domaine de la traduction. La première journée a débuté avec une allocution du recteur de l’université d’Alger 2, en l’occurrence le Pr Ammar Manaa, ainsi que les responsables de la conférence, à savoir le Dr AdilaBenaoudia, directrice de l’institut de traduction, et le Dr KhadidjaMerakchi. La plénière a été présidée par Pr BoutheinaCheriet. Le Dr AdilaBenaoudia a présenté l’état des lieux et perspectives de la traduction audiovisuelle en Algérie. Suivie par le Pr Jorge Diaz Cintas, qui a présenté son sujet en langue anglaise sous le thème : «Training in audiovisual translation : challenges and potential». La troisième présentation a été assurée par le Pr Jan Pedersen sous l’intitulé : «Quality control in subtitling».

Une seconde plénière a été présidée par le Dr Mohamed Réda Boukhalfa, avec une intervention du Pr Margaret Rogers, qui a traité le thème «How specialisedisaudiovisual translation  ?» (A quel point la traduction audiovisuelle est-elle spécialisée ?). Nombreux étaient les étudiants et enseignants de l’institut à assister à ces deux journées. Selon le professeur Mohamed Réda Boukhalfa, président du comité d’organisation de l’événement et enseignant à l’institut de traduction de l’université d’Alger 2, cette initiative a vu le jour grâce aux efforts de la directrice de l’institut, Mme AdilaBenaouda, ainsi que Mme KhadidjaMerakchi, qui ont contacté des experts étrangers dans le domaine de la traduction audiovisuelle. «Ces efforts vont aboutir à former les enseignants et les formateurs, et d’ici une ou deux années, nous serons capables de créer un master en traduction audiovisuelle», indique le professeur. Il affirme également que le but de cette initiative est de «permettre au traducteur algérien et à l’Algérie de se rattraper et de pouvoir récupérer une part du marché largement exploité par le Moyen-Orient».

Le Pr Boukhalfa fait remarquer que l’Algérie a toujours diffusé des émissions télévisées de façon égale (arabe, française et turque) doublé par des pays étrangers (Syrie et Jordanie). «Ce n’est qu’en 1980 qu’il y a eu une tentative de sous-titrage et de doublage. Cependant, cela a coûté très cher et la qualité laissait à désirer.»

Le professeur souligne que cette rencontre devrait contribuer à améliorer la qualité de l’enseignement de l’institut pour pouvoir former des traducteurs et développer des relations de partenariat avec la télévision ou les producteurs dans le domaine de la traduction et le sous-titrage. Concernant les profils des experts de la traduction et invités de l’événement, le Pr Boukhalfa affirme qu’ils ont réuni «les meilleurs des meilleurs» du domaine de la traduction et du sous-titrage, à l’exemple du Pr Jorge Cintas Diaz, qui nous vient d’Angleterre. Ce dernier, selon le Pr Boukhalfa, est considéré comme «le père de la traduction audiovisuelle».  Le professeur fait remarquer, par ailleurs, que les services de ces experts étrangers coûtent cher, mais ces derniers ont quand même accepté l’invitation et partagé leur savoir gratuitement.

Il précise que dans le monde de la traduction, les traducteurs ont tendance à être confrontés à deux sortes de problèmes : le taux de foisonnement et la synchronisation labiale. Il faut savoir que le taux de foisonnement est l’augmentation ou la diminution du nombre de mots entre le texte original et sa traduction.



https://www.elwatan.com/pages-hebdo/etudiant/traduction-audiovisuelle-les-methodes-de-recherche-en-debat-23-10-2019