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el watan - Alger : Présidentielle du 12 décembre : Les enseignants de l’USTHB rejettent «l’agenda politique du pouvoir»

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Dans une déclaration rendue publique, les enseignants de l’USTHB, réunis en assemblée générale, jeudi dernier, ont réitéré leur soutien à «la lutte pacifique, opiniâtre et déterminée du Comité national pour la libération des détenus (CNLD) et apportent leur soutien aux familles des détenus d’opinion et politique».

Ils dénoncent et condamnent «les arrestations massives des manifestants à travers toutes les wilayas de notre pays, parce qu’ils ont exprimé pacifiquement leur refus de l’élection présidentielle du 12 décembre 2019».

Tout en exigeant la libération de tous les détenus d’opinion et l’arrêt de la «judiciarisation» de l’acte politique, des libertés d’expression et d’opinion dans notre pays, les enseignants de l’USTHB rappellent leur rejet ferme de «l’agenda politique du pouvoir réel qui veut organiser une élection présidentielle contre la volonté populaire, le 12 décembre 2019», soulignant que cette élection «vise tout simplement à régénérer le système prédateur et corrompu qui a produit la grave crise politique, économique et sociale que vit notre pays depuis des années».

Face à ce qu’ils qualifient de «provocations et intimidations du pouvoir», les auteurs de la déclaration appellent à «la vigilance, à la patience et à la défense du caractère pacifique de mouvement populaire du 22 février 2019».

«La silmiya est le moyen politique pour faire aboutir les revendications légitimes du mouvement populaire», précisent-ils. L’assemblée générale des enseignantes rappelle que seules des négociations directes entre le pouvoir réel et les représentants légitimes du mouvement populaire du 22 février 2019, des acteurs autonomes politiques et de la société civile, peuvent aider à trouver les solutions pour une transition démocratique pacifique et une feuille de route consensuelle, permettant une issue à la crise politique, économique et sociale que vit notre pays.

Sur un autre registre, la même déclaration est revenu sur la situation à l’université relevant que le dernier PV du CSU remet en cause la souveraineté et les prérogatives du jury de délibération (article 43 de l’arrêté n°711). Il remet aussi en cause les modalités de passage de la deuxième année à la troisième année de licence (article 32 de l’arrêté n°712).

Les décisions contenues dans ce PV du conseil scientifique de l’USTHB sont antiréglementaires, et visent aussi à remettre en cause l’égalité des chances entre les étudiants dans les études universitaires, souligne la déclaration. L’assemblée générale des enseignants de l’USTHB dénonce et condamne ces décisions antiréglementaires prises par l’actuel recteur de l’USTHB, et le conseil scientifique de l’université.

Un appel est lancé à «l’ensemble des collègues à la défense de la pédagogie, de l’égalité des chances entre les étudiants dans les études universitaires, et de l’éthique universitaire». L’assemblée générale appelle également «les enseignantes et enseignants, élus au sein du conseil scientifique d’université, à se démarquer publiquement de ces décisions».

 

 

https://www.elwatan.com/pages-hebdo/etudiant/presidentielle-du-12-decembre-les-enseignants-de-lusthb-rejettent-lagenda-politique-du-pouvoir-04-12-2019