le soir d'algerie - alger : POUR LEUR 36e MARDI DE MOBILISATION Les étudiants ne reculent pas

Samedi, 02 Novembre 2019

Imprimer

Au dernier mardi du mois d’octobre, qui précède le 37e vendredi de mobilisation populaire contre le système en place, qui coïncide avec l’historique date du 1er Novembre, les manifestations estudiantines ont drainé des milliers de manifestants.  Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Mardi 29 octobre. 10h du matin. La place des Martyrs grouille déjà de monde, en attendant le début de la 36e marche estudiantine, ralliée par des centaines d’autres citoyens. Des groupes de manifestants se forment dès les premières heures de la matinée. 
Arborant un drapeau national géant, plusieurs citoyens lancent des slogans contre l’élection présidentielle, appelant à l’instauration d’un Etat civil.
A 10h30, c’est un grand rassemblement qui est constitué. La marche peut commencer et la procession humaine s’ébranle, en s’engouffrant dans l’étroite rue BabAzzoun.
La marche prend de l’ampleur au fur et à mesure que la procession avance. Ainsi, les centaines de manifestants qui ont entamé la marche vont devenir plusieurs milliers en arrivant à la rue Larbi-Ben-M’hidi.
Les manifestants sillonneront par la suite les rues du centre-ville, à savoir Pasteur, boulevard Amirouche, Audin et la Grande-Poste, sans aucun incident.
C’est la dernière marche de mardi du mois d’octobre, qui précède le 37e vendredi de mobilisation nationale contre le système politique, acte très attendu du fait qu’il coïncide avec la date historique du 1er Novembre qui a vu le déclenchement de la guerre de Libération nationale en 1954.
Les marcheurs ont dénoncé, en outre, les propos tenus par Bensalah devant le Président russe, Vladimir Poutine, condamnant toute tentative d’ingérence dans les affaires internes du pays. «Non à la tutelle de la France. Non au protectorat russe. Non à l’ingérence américaine. Son excellence le peuple est souverain», lit-on sur la pancarte d’un manifestant.
Les marcheurs ont appelé également à la libération des détenus d’opinion notamment l’étudiante NourElhouda Yasmine Dahmani et le moudjahid Lakhdar Bouregaâ.
Ils trouvent «aberrant» qu’un moudjahid de la trempe de Bouregaâ passe un 1er Novembre en prison, après avoir déjà passé le 5 Juillet en détention. La détention provisoire de ce combattant a été renouvelée il y a quelques jours.
K. A.

 

 

 

https://www.lesoirdalgerie.com/actualites/les-etudiants-ne-reculent-pas-32750